Jules César, en 52 avant J.C depuis le Bois des Côtes qui domine le village de Breuil-le-Sec donne l’assaut aux bellovaques retranchés sur la colline de Clermont. L’armée romaine franchit les marais de Breuil-le-Sec en traversant les ponts de fascines dont les vestiges sont enfouis à 1m sous terre sur une voie perpendiculaire à la Brèche (ISMH du 25 février 1936) qui démarre dans le fond du parc des Etournelles. Des fouilles conduites par Georges Matherat en 1936 ont permis de les situer et de réaliser leur importance. Résultat de recherche d'images Une maquette des ponts est exposée au Musée de la civilisation romaine à Rome

César, «comme le marais qui séparait les deux camps pouvait l’arrêter par la difficulté du passage, et que la hauteur qui était au-delà du marais touchait presque au camp ennemi, dont elle n’était séparée que par un petit vallon, jeta des ponts de claies sur les marais, fit passer les légions, et gagna rapidement la hauteur dont la pente servait de rempart des deux côtés.» Guerres des Gaules –Livre VIII

Corréus, chef des Bellovaques. A la tête de ses guerriers il défend la colline de Clermont à l’autre extrémité des marais :  il « se battit avec courage, et, par ses coups redoublés, força les vainqueurs irrités à lancer leurs traits contre lui » Guerre des Gaules livre VIII

 

 

 

 

 

Louis Béchameil, marquis de Nointel (1630-1703)surintendant de la maison du duc d’Orléans, fait l’acquisition de la charge de maître d’hôtel de Louis XIV. Il achète le fief des Etournelles en 1690. C’est sous sa direction que la superbe grange à récolte de la cour d’en haut est construite (ISMH du 28 août 1988)

C’était dit Saint Simon « un homme desprit et fort à sa place, qui faisait une chère délicate et choisie en mets et en compagnie. Son goût était exquis en tableaux, en pierreries, en meubles, en bâtiments, en jardin » ( Mémoires 1703). Il est célèbre dans l’histoire culinaire car c’est à ce fin gastronome que l’on attribue la recette de la sauce béchamel. Elle aurait été élaborée pour la première fois dans les cuisines du Château de Nointel à 3km de Breuil-le-Sec.
Louis -Sulpice Varé (1803-1883), paysagiste du 19ème proche du milieu bonapartiste. Il est connu pour les nombreux travaux réalisés dans des propriétés appartenant à des personnes proches de l’Empereur. C’est à lui que l’on doit le grand plan d’aménagement du Bois de Boulogne colorié par l’Impératrice .

Description de cette image, également commentée ci-après
Louis Sulpice Varé naît le 15 mai 1803 à Saint Martin du Tertre, en Seine et Oise. Il est orphelin très jeune et confié à son grand père, Marcellin Best, entrepreneur de terrasse spécialisé dans l’aménagement de parcs. C’est à ses côtés que Louis-Sulpice va faire son premier apprentissage de jardinier en apprenant à manier la bêche, le râteau et la brouette sur le terrain et qu’il s’initie à l’art du terrassement et de la plantation

Avec son grand père il va participer à des chantiers prestigieux : parc de Saint Leu pour la reine Hortense,  parc de Mortefontaine pour le prince Jérôme. Très vite son talent s’impose. Il reprend l’entreprise familiale en 1830.  Ses premières réalisations, il les effectue à Herblay, Beaumont, Asnières-sur-Oise.

En 1850 Louis Sulpice est sollicité par les familles Boucher et Leclerc propriétaires de la Ferme des Etournelles à Breuil le Sec (Oise), pour transformer les pâtures à moutons, le vieux verger et le potager. Il y crée un parc charmant dont les grandes pelouses bordées d’allées sinueuses entourent un étang romantique avec ses deux ponts en rocaille et en arceau. A l’abri des hauts murs il donne au potager une forme faussement géométrique de huit carrés qui se découvre d’un seul coup d’œil grâce à un terrassement ingénieux en forme de berceau

Cet exceptionnel potager de fleurs, fruits et légumes a fait l’objet d’une inscription à l’inventaire des Monuments Historiques le 27 décembre 2004. Depuis sa création l’aspect du potager a très peu changé avec des cultures locales qui s’y succèdent depuis plus de 150 ans

En 1852 louis Sulpice Varé est sollicité pour son premier ouvrage public de grande envergure. Il reçoit la commande de Napoléon III de transformer les 846 hectares de ce qui reste de la forêt de Rouvray  en un lieu de promenade pour les parisiens : « le Bois de Boulogne », comme il en a connu en Angleterre. Il entreprend ce gigantesque chantier en collaboration avec Jacques-Ignace Hittorff (1792-1867), l’équipe de terrassiers fidèles qui l’accompagne depuis Saint Martin du Tertre. Le chantier nécessite la présence de 1200 ouvriers et 300 chevaux ; 400 000 arbres sont commandés. En 1954, Haussmann pour des raisons obscures décide du remplacement de Varé qu’il qualifie de « paysan illettré » par Jean Charles Alphand qui reprend à son compte les réalisations déjà largement avancées.

Au Bois de Boulogne c’est à Varé que l’on doit les deux lacs superposés et les longues allées. En juillet 1854, lors d’une inauguration officielle, Napoléon III le décore Chevalier de la légion d’honneur. Des documents de l’époque le considèrent comme un véritable artiste sachant s’imprégner des lieux pour en conserver toute l’âme, avant de les transformer en promenade charmante pour la société parisienne. Varé avant de métamorphoser un lieu en jardin enchanteur y demeurait huit à dix jours et passait des journées entières couchés dans l’herbe pour s’approprier les espaces et de chercher au moyen de petits piquets à tracer ses lignes de vue ainsi que la position des végétaux. La transformation de l’exploitation agricole des Etournelles est un bel exemple de ses réalisations avecdes échappées sous les arbres qui guident l’oeil, le 

Après son travail pour le Bois de Boulogne il est sollicité pour  la réalisation de nombreux projets dans des propriétés privées proches de Paris et pour l’aménagement d’un parc à Marseille

A partir de 1954 il est nommé 29 années successives alternativement maire ou conseiller municipal de Saint-Martin du Tertre. Il y meurt à 80 ans et 1 jour le 16 mai 1883. Son corps repose au cimetière de Saint-Martin dans une chapelle qui touche son ancienne propriété.

 

Georges Guynemer (1894-11 septembre 1917), Guynemer en 1917 pilote et héros de la Première Guerre mondiale. En 1915 il réside à Breuil-le-Sec avec l’« Escadrille des Cigognes » (Escadrille Numéro 3 : MS 3, N 3 puis SPA 3). Il remporta 53 victoires homologuées, plus une trentaine de victoires probables en combat aérien. Il survécu sept fois après avoir été abattu. Sa devise était « faire face »